Affichage des articles dont le libellé est dessin gravure écrit. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est dessin gravure écrit. Afficher tous les articles

samedi, août 24, 2019

Conséquences des abus sexuels sur mineurs


Le sentiment de culpabilité touche la quasi-totalité des mineurs victimes d’abus sexuel…
Le manque de confiance, le dénigrement, la dévalorisation de soi sont également les principales conséquences psychologiques de l’abus sexuel. Cette image de soi dégradée entraîne d’autres effets, car elle est à la base des relations sociales : une incapacité à dire non (93 % des victimes d’inceste sont dans cette situation, sondage IPSOS/AIVI en France en 2010), la propension à se mettre dans des situations de danger, une espèce de fatalisme quant à ce qu’il peut nous arriver : «De toute façon, je ne mérite pas le bonheur, je suis trop nul(le)», une justification d’autres comportements violents ou abusifs que l’on peut subir.
Les victimes deviennent des proies plus faciles à l’âge adulte (au travail, dans le couple). Leurs repères de protection ayant été ébranlés, elles développent une forme de victimisation, de léthargie, qui les met dans l’impossibilité de sortir de situations difficiles. Les victimes d’abus sexuels sont plus souvent susceptibles d’être à nouveau victimes au cours de leur vie.
Des études récentes montrent même que les mauvais traitements subis dans l’enfance ou l’adolescence peuvent entraîner des changements dans l’ADN.
Le traumatisme laisse une trace biologique, qui passe de génération en génération. C’est dire si l’impact est immense.
Un enfant abusé se sent sale, et cette crasse restera incrustée dans sa chair toute sa vie. Il pourra en enlever certaines couches, il ne retrouvera jamais sa pureté originelle, disparue sous les mains baladeuses, les regards vicieux, les frottements de corps, les paroles qui rabaissent… Cela peut le pousser jusqu’à l’extrême envie de se détruire





En France, 53 % des victimes d’inceste ont tenté une fois de se suicider (sondage IPSOS) et 31 % à plusieurs reprises. Le risque de suicide est 12 fois plus élevé chez les personnes victimes d’abus sexuels et physiques durant leur enfance, d’après le Dr Gustavo Turecki.
Les conséquences des violences sexuelles sur mineurs perdurent à l’âge adulte. Elles portent sur quatre aspects : psychologique, sur la vie sociale, physique, sur la vie sexuelle. Dans tous les cas «toute forme d’abus sexuel engendre de la souffrance», explique Mélanie Vigier de Latour-Bérenger, psychosociologue et directrice de Pédostop.
Sentiment de peur, de honte, de culpabilité et d’abandon
A l’enfance, les conséquences psychologiques sont un sentiment de peur : peur de l’autre, des représailles, de ne pas être cru, d’être rejeté par sa famille, d’être jugé… S’ajoutent la honte et la culpabilité. Car l’agresseur sait parfaitement manipuler l’enfant, lui faire croire que c’est lui qui a séduit. L’enfant se sent coupable de ne pas avoir dit non (mais comment dire non à un adulte qui a de l’emprise sur vous, que vous connaissez et que vous aimez c’est difficile, voire impossible) et d’y trouver – parfois – du plaisir ou d’accepter une gratification.
Autre sentiment : la solitude (l’enfant est seul avec son lourd secret, dans un monde tellement différent de celui des enfants «normaux») ; l’abandon (puisque même les adultes censés le protéger lui causent du tort, ne voient rien ou ne le croient pas).
L’enfant connaît des troubles du sommeil : comment bien dormir quand on est toujours sur ses gardes, quand on angoisse à l’idée que papa, tonton, ou frère parfois, vienne se glisser sous les draps, même si l’on a enfilé un jean, comme le faisait Tina, dans une vaine tentative de se protéger et de le ralentir ? Ou même si l’enfant recommence à faire pipi au lit avec l’espoir d’éloigner l’agresseur, signalant son mal-être. Il fait des cauchemars.
Durant la période sur laquelle se déroulent ces violences, l’enfant met en place des «défenses» psychologiques : le déni, il oublie la source de souffrance, ou la minimise ; l’amnésie ; la dissociation, il se déconnecte pour ne plus ressentir d’émotions, son corps ne devient plus qu’un réceptacle vide ; le clivage, il a un double moi ; la sidération, son cerveau disjoncte face à la frayeur et il ne peut plus rien faire, ni réagir, ni bouger, ni s’enfuir, ni crier…
La double peine des appels au secours non entendus et pas vus.
Sur sa vie sociale, cela entraîne un repli sur soi, une chute des résultats scolaires, ou au contraire, un hyper investissement dans les études pour fuir le reste.
L’enfant peut développer un comportement agressif ou au contraire être complètement soumis. Il peut se sentir mal en société. Les fugues, les vols, les actes de violence sont autant d’appels au secours.
Physiquement, l’enfant peut saigner au sexe ou à l’anus, développer des maladies à répétition (infections urinaires, des mycoses, maux de ventre…), des maladies sexuellement transmissibles. Le tabagisme, les prises ou pertes de poids anormales, le retard de langage ou de développement, une grande agitation, sont également des conséquences.



























A l’adolescence, les conséquences se font plus violentes : comportements suicidaires, troubles alimentaires (anorexie/boulimie), addictions (alcool, drogue, sexe), conduites à risque, grossesse précoce…
A l’âge adulte, sans reconnaissance familiale, l’ensemble des troubles perdurent et se développent à jamais.






lundi, décembre 28, 2009

Ahhhhhhhhhh... notre rapport à l'autre !

Avoir le dernier mot...


Vouloir avoir raison donne à croire que c’est la raison qui est actrice.

Faux ! c’est une manifestation de l’affect purement !
... rien que le signe d’une submersion émotionnelle
qui tient obsessionnellement à régler des comptes
et hallucine la vie
prise alors comme le champ d'une cour de justice.

En un mot : "vouloir avoir raison" constamment,
dénonce la présence ni plus ni moins d'un symptôme.


A quoi sert le symptôme en tant que "saint- homme" (expression lacanienne),
si on ne lui délègue le pouvoir de parler à notre place de ce qu’on
aimerait savoir dire ?

Il est inattaquable puisqu’en lui, tout nous échappe.
Il n’est pas volontaire.
Du coup, ce n’est pas notre faute.

De ce fait, le symptôme, au même titre que le rêve, rend service.

Il dit :  « je vous dérange, n'est-ce pas ?
Vous voici démunis... je vous inquiète, hein ? »     
.... ou bien :
« vous ne m’aurez pas comme ça, voyez comme je suis ailleurs et
que  je ne peux pas être ou faire mieux».


On délègue au symptôme notre pleine puissance
à jouir d’une résistance,
désencombrée de la moindre retenue,
car justement armée
d'une sublime "bonne conscience" en surface,
d'une absolue légitimité.
En cela, il donne à éprouver à la fois vertige et honte.

Le symptôme dit comment et de quoi on jouit.

C’est en cela qu’il s'avère tellement précieux et qu’on y tient.

Il fait exister ce à quoi on ne renonce pas,
une forme de résidus têtu qui réfléchit une sainteté,
justement à l’endroit de notre culpabilité la plus ancrée.


Une dualité de principe, s’instaure :

1/ D’un côté, on se rend coupable de résister via le symptôme.

2/ De l'autre, en le laissant parler à notre place, on devient l’innocent
de qui tout s’échappe involontairement.

Enfin, quelque part, c’est pratique, quoi !
Le service rendu est inouï...

De là à construire son identité sur cet échappatoire,
il y a qu' un pas
franchi aisément vers autrui,
l'autre qui doit porter de ce fait, ce qu’on lui dépose de visu.

Ainsi, qu'on se sente coupable ou pas,
la jouissance dès lors est si pure
qu'elle est envoyée droit  aux oubliettes du refoulement.