Ahhhhhhhhhh... notre rapport à l'autre !
Avoir le dernier mot...
Vouloir avoir raison donne à croire que c’est la raison qui est actrice.
Faux ! c’est une manifestation de l’affect purement !
... rien que le signe d’une submersion émotionnelle
qui tient obsessionnellement à régler des comptes
et hallucine la vie
prise alors comme le champ d'une cour de justice.
En un mot : "vouloir avoir raison" constament,
dénonce la présence ni plus ni moins d'un symptôme.
A quoi sert le symptôme en tant que "saint- homme" (expression lacanienne),
si on ne lui délègue le pouvoir de parler à notre place de ce qu’on a à dire.
Il est inattaquable puisqu’en lui, tout nous échappe.
Il n’est pas volontaire. Du coup, ce n’est pas notre faute.
De ce fait, le symptôme, au même titre que le rêve, rend service.
Il dit « je vous emmerde » ou bien,
« vous ne m’aurez pas comme ça, voyez,
je suis ailleurs et je ne peux pas être ou faire mieux».
On délègue au symptôme notre pleine puissance à jouir d’une résistance,
désencombrée de la moindre retenue,
car justement armée d'une sublime "bonne conscience" en surface,
d'une absolue légitimité.
Le symptôme dit comment et de quoi on jouit.
C’est en cela qu’il est si précieux et qu’on y tient.
Il fait exister ce à quoi on ne renonce pas,
une forme de résidus têtu qui réfléchit une sainteté, j
ustement à l’endroit de notre culpabilité la plus ancrée.
Une dualité de principe, s’instaure :
D’un côté, on se rend coupable de résister via le symptôme.
En même temps, en le laissant parler à notre place, on devient l’innocent de qui tout s’échappe involontairement.
Enfin, quelque part, c’est pratique, quoi !
De là à construire son identité sur cet échappatoire, il y a qu' un pas
franchi aisément vers autrui,
l'autre qui doit porter de ce fait, ce qu’on lui dépose de visu.
Et là, qu'on se sente coupable ou pas,
la jouissance est alors si pure qu'elle est envoyée droit
aux oubliettes du refoulement.

















